Relay-Version: version B 2.10 5/3/83; site utzoo.UUCP Path: utzoo!utgpu!utcsri!utegc!lamy From: lamy@utegc.UUCP Newsgroups: can.general Subject: Re: can.franglais Message-ID: <8706241320.AA15463@ephemeral.ai.toronto.edu> Date: Wed, 24-Jun-87 09:20:44 EDT Article-I.D.: ephemera.8706241320.AA15463 Posted: Wed Jun 24 09:20:44 1987 Date-Received: Thu, 25-Jun-87 07:13:27 EDT Distribution: can Organization: University of Toronto, AI group Lines: 21 Checksum: 50537 Je n'ai pas d'objection a emprunter un mot quand il n'y a pas d'equivalent adequat disponible. Par contre je trouverait bete de parler de "tree pruning" quand il existe un mot francais parfaitement adequat, "emonder". Une autre raison, tres subjective celle-la, est liee a la "musique" du langage. Certains mots "fittent" (gak!) mal dans le rythme normal d'une langue. C'est pourquoi on se retrouve avec Cristobal Colon demoli en Christophe Colomb et en Christopher Columbus. Ca donne des choses cocasses comme "speaker/speakerine". Le francais au Quebec a deja tendance a utiliser des formes syntaxiques de l'anglais (en particulier la tendance a construire un verbe a partir d'un nom -- "magasiner" par exemple). En France, on a moins de scrupules a "faire du shopping" parce que la syntaxe de la langue n'est pas remise en question et qu'on a pas l'impression de vendre son ame au diable en epicant une phrase d'un emprunt ou deux. Enfin, j'espere que vous comprenez que la chose que je parle de est tres subjective :-) Jean-Francois.